30/05/2015

Derniers travaux avant de partir... vers la Bretagne.

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Le tableau arrière est décapé, encore une bonne chose de faite.

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Flaps déposés.

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Décapés, poncés, polis. Ils resteront comme ça sans antifouling!

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Hélices déposées, elles seront aussi décapées (à froid!!!), poncées et polies, le tranchant extérieur sera passé délicatement avec une pierre à aiguiser, opération qui nécessite une grande minutie, un plateau tournant sur lequel sera centrée l'hélice afin de lui garder son équilibrage et... de bons gants, parce-que ça coupe le bronze aiguisé!

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Je vais maintenant commencer le démontage de la cloison extérieure tribord qui sera entièrement remplacée et qui me permettra de déposer le passavant tribord en vue de remplacer ou réparer les barrotins endommagés. Ensuite les lames de pont en teck seront rabotées pour être réutilisées, alors que la dernière latte de bordé sera démontée pour être remplacée.

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L'aérateur en polyester est déposé.

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Les vitrages sont déposés, ne reste que le bois.

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L'ensemble de la baie à été déposé, jusqu'au cabinet de toilette.

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Vue sous le passavant tribord, on constate qu'il est urgent d'intervenir, la moisissure se déposant sur la serre bauquière et les barrotins.

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La dernière latte de bordé et le panneau sont déposés, on va pouvoir s'attaquer au passavant.

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Le panneau posé et conservé tel quel car il servira de gabarit.

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Les vis du passavant (pont) sont déposées avec beaucoup de minutie afin de ne pas trop endommager le teck qui sera raboté avant d'être reposé. Le pont est composé de deux lattes de teck de 18mm superposées.

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Prise de gabarit pour découper à mesure la latte de bordé. Méthode peut être non professionnelle, mais efficace et c'est ça qui compte, je ne fait pas une pièce d'école, je répare mon bateau et je réinvente peut être des gestes connus... ou pas!

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Démontage du passavant, latte par latte.

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J'en profite pour soigner la serre bauquière et ôter la tumeur pour faire place à un nouvel élément qui sera collé à l'époxy West System.

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Tout au bout, au coin du tableau arrière,j'ai enfin accès à la partie pourrie et réparée sommairement pour faire le voyage, la réparation a tenu le coup, avec un bois exotique de faible résistance, mais l'époxy fait des miracles et l'ensemble a tenu, uniquement en collant les lattes entre elles, sans utiliser de structure interne puisque celle-ci est à remplacer.

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La preuve!

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J'ai enfin réceptionné mes lattes d'Iroko sec (13%) coupées à mesure et rabotées.

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Il reste un bout de tumeur à ôter avant métastase!

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Impressionnant!

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Mais vite réparé.

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Le barrotin manquant est remplacé aussi bien sûr!

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Même constat un peu plus loin, moins grave tout de même!

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L'intervention sur cette partie n'est pas un luxe mais une nécessité pour être en paix plus tard.

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Pose d'un guide provisoire.

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Afin d'utiliser au mieux le nouvel outil!

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Pour une coupe de grande précision.

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Le pont est enlevé, et par sécurité j'ai décidé de ne traiter que la moitié des barrotins qui ont été déposés.

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Vue de l'arrière.

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Les barrotins déposés

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Fixation des barrotins pour ponçage.

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Poncés!

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Traités avec insecticide et antifongique avant d'être vernis à l'époxy et peints avec un verni blanc.

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Tout le bois subit un traitement identique afin de limiter au maximum le retour des problèmes. Les lignes en forme de vagues sont les traces de la colle utilisée lors de l'assemblage du bateau. Elle sera remplacée par un collage à l'époxy, nettement plus solide.

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Fixation des couples sur la serre bauquière réparée et traitée.

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Vue d'en haut.

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Le tout remonté et peint avec un verni blanc pour protéger et refléter la lumière car je compte y installer des diodes blanches pour éclairer le plan de travail côté cuisine et aussi côté cabinet de toilette pour obtenir une lumière d'ambiance plus douce.

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Sciage d'une enture dans la première partie de la nouvelle latte de bordé.

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La latte coupée va être embarquée sur le camion de déménagement qui va nous conduire à Concarneau où nous avons décidé de nous fixer, ce qui est chose faite lorsque vous lirez ces lignes. depuis de l'eau à coulé sous les ponts, le bateau est toujours au sec dans son hangar de Pont-de-loup et j'ai pris contact avec le représentant de Volvo Penta à Quimperlé, les établissement Le Pocher dont le patron lui-même m'a annoncé qu'il existait une possibilité de placer le filtre à huile du moteur tribord sur sa gauche et mettre ainsi fin à la dépose de l'alternateur à chaque changement de filtre. Contact pris aussi avec le chantier naval du Minaouët, dont le patron très sympathique m'a fait visiter ses installations, m'a montré l'endroit où serait posée Paquita et où je pourrais continuer sa rénovation. En attendant, je retournerai auprès d'elle en septembre pour terminer le passavant droit, rénover l'arrière et terminer la remise en état de la coque d'ici là, je vais courber la partie avant de la latte de pont et poncer les éléments qui nous ont suivis dans le déménagement.

A bientôt donc!

14:40 Écrit par alaro11 - | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | | Pin it! |

15/04/2015

Mise à nu de la coque part two!

L'installation à Concarneau est terminée depuis quelques temps et j'ai enfin le loisir de mettre à jour l'histoire, je n'avais pu le faire que via Facebook pour mes contacts. je vais tenter de faire au plus vite pour mettre le blog à niveau.

 

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Pour des raisons de sécurité et d'écologie, enlever la peinture deux composants doit se faire impérativement à l'aide d'un décapeur thermique, mais c'est plus facile à dire qu'à faire.

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Pas facile partout et l'opération demande du temps, beaucoup de temps,

 

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et de l'attention aussi pour ne pas endommager le bois avec les outils, mais on avance bien.

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Sous la flottaison il y a l'anti-fouling à matrice dure qu'il faut également ôter pour que la coque puisse "pleurer" l'eau qu'elle a absorbé durant toutes ces années et là encore le boulot est pénible de par la forme de la coque, la faible hauteur du ber et la forte tenue du produit.

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Le côté tribord terminé, il faut bien s'attaquer à l'autre, et j'ai acheté une escabelle nettement plus haute, ce qui est vraiment plus confortable... Pour le haut!

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Plus que quelques mètres carrés!!!

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Il ne reste plus qu'un peu d'anti-fouling au centre et on pourra passer à l'arrière.

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Lillo m'a apporté un complément d'outillage indispensable pour travailler sous la coque confortablement.

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Cette fois c'est fait!

 

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Un nouvel arrivant qui sera bientôt juste derrière Paquita, c'est Gitana VII.

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reste l'arrière.

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Dépose des "flaps" et décapage.

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Les hélices aussi, à nettoyer et rectifier.

 

 

 

 

 

17:52 Écrit par alaro11 - | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | | Pin it! |

29/08/2013

Chapitre deux. La mise à nu de la coque part one

Après cet hiver long et  froid, ce printemps qui n'en n'avait que le nom et cet épisode estival marqué par une chaleur accablante qui a transformé le hangar où est réfugiée Paquita en four, j'ai enfin pu commencer les travaux de remise en état de la coque.

Pour débuter, j'ai eu la chance d'avoir l'aide précieuse de mon neveu Lionel, qui a commencé le décapage de la coque.

Lors de ma visite précédente, j'avais constaté que le chantier avait traîné avant de placer le bateau à l'abri et qu'il s'était rempli de quelques centaines de litres d'eau.

Depuis, je l'avais laisser sécher et la première visite fut consacrée à un état des lieux.

 

Première constatation: malgré les sept mois passés au sec sous abri, la coque montre encore des signes d'humidité ça et là, surtout dans les fonds bien sûr, mais pas seulement, sous la peinture se trouvent des zones qui n'ont pas séché ou très peu?

Il est donc impératif de mettre le bois à nu partout afin de permettre au bateau de sécher uniformément.DSC08900.JPG

Seconde constatation: là où le bois était déjà à nu les lattes de bordé se sont écartées, ce qui est normal, ce qui l'est moins, c'est que ces jointures laissent apparaître des joints faits avec du mastic polyester de carrosserie automobile.

 

 

 

Vue de l'écart entre les lattes et de ce qui a été utilisé pour le combler

J'ai laissé intentionnellement dépasser le morceau de mastic polyester utilisé par mes prédécesseurs pour combler l'espace entre les lattes.

 

C'est donc de ces fissures mal réparées, avec les mauvais produits que percolait lentement l'eau qui envahissait les compartiments avant du bateau, invisibles à flot les microfissures dans la peinture laissaient passer l'eau qui avait fini par avoir raison du polyester, dont la résistance mécanique est nulle en collage.

Le livre des frères GOUGEON à l'origine des produits WEST SYSTEM® "savoir réparer son bateau en bois" explique très bien la marche à suivre pour réparer et consolider une coque en bois en creusant ces fissures pour les remplir ensuite d'un mélange de résine chargée, mélange qui collera définitivement les lattes entre elles en assurant à la coque une meilleure résistance aux contraintes mécaniques.

 

 

 

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Une vue d'une réparation étanchée au moyen de mastic polyester (en blanc dans les interstices).

 

A l'examen, je constate également que dans son ensemble le bois en bien conservé et que ce bateau est très loin d'être pourri comme le disait le dieu des réparations de Tarragone, Jésus (prononcez rrrézouss!!!) en personne.

Autour de l'étrave, seules le bout de certaines lattes de bordé est endommagés et demanderont un traitement radical, à savoir l'ablation des parties touchées et leur remplacement par un bois qui sera soit d'essence identique, soit d'une essence équivalent tant en densité que dans ses propriétés mécaniques.

Je vais tenter de récupérer les vis de cuivre qui les fixent sur les couples et sur la pièce d'étrave pour les réutiliser pour la fixation des nouvelles pièces, elles participeront au maintient de celles-ci durant la phase de collage de l'époxy.

Reste à savoir si je vais couvrir toute la coque, tant au-dessus qu'en dessous de la flottaison, au moyen de tissu et d'époxy, je dois encore me renseigner là-dessus et obtenir l'avis éclairé de professionnels, nous verrons donc ça plus tard.

 

Chaque chose en son temps donc, en premier il faut décaper la coque et ôter la peinture à deux composants et la couche d'apprêt et pour cela il faut utiliser le décapeur thermique et un bon couteau de peintre, bien aiguisé sur un seul bord et qu'il faudra utiliser avec un angle d'attaque aussi plat que possible de telle manière qu'il n'endommage pas le bois.

 


les outils indispensables sont:

  • Une ponceuse orbitale de forte puissance (1000 à 1200 Watts), idéalement une machine professionnelle (voir FEIN®).
  • Une ponceuse vibrante triangulaire d'au moins 250 Watts.
  • L'outil multifonction FEIN® MULTIMASTER®.
  • Un décapeur thermique avec réglage de la température.
  • Une meuleuse d'angle montée avec un disque à poncer grain 24, 40, 60 pour "attaquer" les zones qui résistent au décapeur (attention toutefois à l'énorme quantité de poussières générées par cette machine et qui demande que la machine soit raccordée à un aspirateur).
  • Un aspirateur "eau et poussières" industriel, idéalement avec démarrage automatique (pour éviter les allers et retours entre le poste de travail et l'aspirateur).
  • Un tuyau supplémentaire pour l'aspirateur.
  • Une échelle.
  • Une escabelle.
  • Un petit échafaudage pour être à l'aise car les barreaux d'échelle deviennent vite inconfortables voir douloureux pour la plante des pieds à la longue.
  • Un ou plusieurs moyens d'éclairage, baladeuses, projecteurs, lampes frontales...
  • Masques anti-poussières avec valves, j'insiste surtout pour ceux qui comme moi doivent porter des lunettes, car sans valve, l'air expiré sort par le haut et vient embuer les lunettes à chaque expiration, ce qui oblige à travailler en apnée ou uniquement à l'inspiration, ce qui n'est pas très confortable, un masque avec filtre(s) à charbon actif lorsqu'on abordera la manipulation des produits chimiques (peintures, apprêts et époxy).
  • Des lunettes de protection fermées.
  • Un casque anti-bruit efficace.
  • Des gants, plein de gants, en cuir pour le travail au décapeur (c'est chaud l'air à 600°!), en tissu avec une partie caoutchoutée pour les autres travaux et en latex pour la manipulation des produits de peinture et l'époxy.
  • Quelques tenues jetable de peintre en papier.
  • Une casquette pour se protéger les cheveux de la poussière.

 

Ensuite, il reste à déterminer la méthode de travail.

 

J'ai opté pour une inspection générale de la coque à l'aide du seul couteau de peintre, destiné à ôter la peinture craquelée et à dégager sommairement les fissures entre les lattes afin de déterminer quel type d'outil à mettre en oeuvre pour élargir les espaces inter lattes.

Une fois les zones endommagées délimitées, j'ai donné la priorité à l'étrave, car c'est là que se situent les dégâts et où il faudra remplacer des pièces ce qui signifie qu' il faut arriver au bois le plus vite possible afin de tracer et couper les différentes pièces.

 

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Les fissures au niveau de l'étrave avant décapage et ponçage.

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Après un décapage et un ponçage rapide.

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Des dégâts limités après 38 ans passés dans l'eau salée, ce qui prouve que le bois est vraiment un matériau de choix pour la construction navale. Ils pourraient être réparés en comblant avec de l'époxy chargé, mais je préfère effectuer un travail plus propre et plus respectueux.

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Traçage de l'enture

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Les deux premières coupes effectuées, et nettoyées au moyen de multimaster et d'un lame de scie destinée au métal, car l'acajou est si dur qu'il n'est pas possible d'y insérer une vis par exemple. A noter que la découpe est faite en oblique pour augmenter la surface de collage.

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L'étrave n'est pas encore décapée entièrement, ce qui va s'avérer indispensable pour mieux cerner l'étendue des réparations à effectuer.

 

 

 

Après un jour de travaux un peu dispersés, nous sommes entrés dans le vif du sujet, et comme il n'est possible d'utiliser qu'un seul décapeur thermique, j'ai laissé Lionel à l'avant pour ôter le plus de peinture possible de part et d'autre de l'étrave, pendant que je commençais à ôter le mastic polyester entre les lattes et que j'agrandissais uniformément les fissures au moyen de mon couteau et surtout du MULTIMASTER® équipé de la lime demi-ronde en concrétions de carbure, celle destinée au départ à l'enlèvement des joints de carrelage, mais qui possède toutes les qualités requises pour agrandir de manière uniforme les écarts entre les lattes. Toutefois, il faudra prévoir un moyen de nettoyer cette lime, car elle a tendance à s'engorger au contact de la peinture. Ne possédant pas la pierre de nettoyage, j'ai opté pour un petit pot rempli de décapant chimique, dans lequel je fait tremper ma lime et que je rince abondamment ensuite (lunettes et gants indispensables, pensez à votre sécurité!).

 

 

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Après cinq heures de boulot.

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De nouvelles zones sont délimitées, tracées.

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Et finalement découpées.

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Le résultat sur tribord.

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Pour décaper la peinture, il est indispensable, comme pour tous les travaux, de bien poser les bons gestes; C'est la peinture qu'il faut ôter, donc c'est la peinture qu'il faut chauffer et non le couteau.

Il faut choisir le bon embout pour le décapeur, en fonction de la zone où on va travailler, ne pas vouloir aller trop vite et avoir envie d'avoir terminé avant de commencer et donc traiter seulement de petites aires de travail à la fois, j'ai choisi des carrés de plus ou moins 20 cm de côté que je chauffer bien uniformément, ensuite j'éloigne l'embout du décapeur, que je dirige déjà vers la zone contiguë et à l'aide du couteau très incliné, j'ôte facilement la partie chauffée sans endommager le bois.

 

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Avant!

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Après!

 

Ce n'est pas le plus passionnant des boulots je l'avoue, mais il faut le faire et le faire bien! afin d'éviter de devenir fou ou de se payer une tendinite au pouce au bout de trois jours, il faut se fixer des limites journalières et ne pas vouloir en faire trop. Par exemple, une zone de deux mètres carrés prend plus de trois heures car il faut arrêter le décapeur toutes les vingt minutes pour éviter la surchauffe de l'outil, ajouter à cela le temps nécessaire à la mise en oeuvre des accessoires tels que l'allonge électrique, l'échelle, les outils les vêtements et quatre bonnes heures se sont passée, ce qui correspond au nombre d'heures que je me suis fixé par jour, le bagne c'est fini et à trop vouloir en faire, on fini par mal travailler. Donc, j'ai subdivisé la coque en autant de zones à traiter et je me tient uniquement à celles-ci, sauf le dernier jour où départ en vacance approchant j'ai voulu en faire un peu plus et je le paie par un pouce douloureux qui m'empêche de tenir mon couteau efficacement.

 

19/11/2012

Chapitre 1 Sortie de l'eau et inspection de la coque

Il faut croire que l'air contrit et catastrophé des gens qui regardent le bateau me donne de l'énergie, de même que les voeux des amis et connaissances:"Bon courage Alain, tu vas en avoir besoin!" ou encore du quidam:" y a beaucoup de travail hein?"

Il faut dire que l'état du bateau fait plus penser à une épave trouvée au fond d'un hangar qu'à une vedette destinée à la haute mer et que les taches sombres qui parsèment la coque font trembler d'effroi les observateurs imaginatifs.

Moi, comme dit Jipé, même pas peur, je sais que l'état de la coque est impressionnant, mais pas pour quelqu'un qui sais comment réparer le bois.

Je sais ce dont je suis capable et ma capacité à réinventer les gestes des charpentiers de marine va m'aider, la seule différence avec ces professionnels, c'est que je vais dépenser beaucoup d'énergie pour trouver ces gestes. je compte également sur internet et les membres norvégiens du club "STOREBRO" pour me donner de temps à autre un petit conseil.

Certain doivent penser que je suis fou de m'être lancé dans cette aventure! Quoique à la réflexion, je ne sois pas plus à enfermer que celui, ou celle, qui achète une fermette sans toit pour en faire la demeure de ses rêves. Celui-là maîtrise la maçonnerie, moi j'aime le bois.

Le parallèle avec une maison existe dans le sens où avant de poser un diagnostic et réaliser un "devis" des travaux à effectuer, il faut enlever tout ce qui ne tient pas. Dans mon cas, ce sera la peinture deux composant dont la coque est tartinée, je dis bien "tartinée", car à voir l'épaisseur elle semble avoir été mise à la taloche plutôt qu'au pinceau ou au rouleau.

Mais commençons par la sortie de l'eau pour laquelle les seules personnes stressée sont moi et encore moi. Sensible que je suis au moindre craquement de coque et comme j'ai l'imagination féconde j'ai eu toute la nuit précédente, des images de coque écrasée, de couple arrachés et de ponts défoncés. Mais là, rien à dire, des pros ces gens là! le bateau est sorti de l'eau et posé provisoirement sur des cales en moins de quinze minutes. un grand "ouf!" muet sort de mon coeur lorsque tout est rangé.

Jipé est venu avec ses filles, mais le chantier a été si rapide, que lorsqu'il arrive, tout est déjà terminé et Paquita repose sur ses cales.

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Le gruosaure!

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Quand je pense que je me suis torturé en me demandant ss'ils avaient une élingue au chantier! Qu'est-ce qu'on peut être c... parfois! Bien sûr qu'ils ont, ce sont des pros chez Vankerkoven!

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Oufti les moules!!!

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Voilà, c'est fait! Plus qu'à réaliser son ber et à la ranger dans un hangar.

 

Deux jours plus tard, profitant d'une météo clémente, nous nous rendons, Christine et moi au chantier afin de procéder à une première inspection de la coque précédée par le grattage des moules qui n'ont rien à y faire.

Armés de spatules nous nous attaquons activement à la chasse aux mollusques pour Christine et à la chasse au bois pourri pour moi. Voici quelques images qui montrent que tout compte fait, mis à part les "réparations tarragonaises" il n'y a rien à dire sur l'état de la coque.

 

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Beurk!!!

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Partie supérieure d'une réparation tarragonaise (RT dans le futur).

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L'état de l'étrave avant l'assainissement de la plaie.

J'ai trouvé la voie d'eau chef!!!

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En gros plan pour ceux qui aiment se faire peur!!!

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Encore des moules!

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Le résultat de l'application d'une peinture bi-composants sur une coque en bois et sans apprêt bien sûr!!!

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Côté gauche, c'est pas mieux!

Pourquoi cela aurait-il été mieux d'abord?

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c'est impressionnant mais cette image apporte tout de même une grande joie, la coque en acajou est intacte sous la peinture qui ne la protégeait pas.

Solide la Suédoise hein!

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Ma réparation de l'an dernier vue à la bonne hauteur pour la première fois.

Je n'ai pas trop mal travaillé pour un débutant, sans oublier de dire que cette réparation a été faite à flot!

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Nettoyage de la plaie de l'étrave, elle est profonde, mais c'est la RT qui n'a pas tenu. Le truc qui dépasse en bas, c'est de l'étoupe qui a été enfoncée dans le creux laissé libre par l'ablation d'une pièce de l'étrave. ensuite, l'étoupe a été recouverte par du mastic polyester de type automobile. c'est pour cette raison que nous n'avons rien vu à Tarragone!

Grâce à l'hiver dernier et ses glaces, toute cette m... s'est fissurée et la plaie est apparue!

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La plaie nettoyée. On peut voir que l'étrave est intacte, ce qui est un grand soulagement et veux dire que la proue est solide.

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 Sur cette image on constate bien que l'étrave est intacte, ainsi que les lattes de bordé. La réparation se fera en mettant en oeuvre des techniques et produits modernes inconnus il y a quarante ans. Ce défaut est récurant sur ce modèle de bateau dont certains sister-ships ont du être amputés de toute la proue. Heureusement, ce n'est pas le cas ici.

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La netteté du sillon est la preuve qu'il s'agit bien de la construction d'origine et la présence de vis en cuivre confirme bien l'origine et l'époque de la construction. il faut remarquer qu'une pièce en forme de triangle très allongé partait de la partie supérieure de l'étrave et descendait le long de celle-ci. De l'étoupe était pressée le long de cette pièce; Il semble que la pièce d'origine ait été sensible à la pourriture. La RT a eu pour effet d'éviter que le mal ne s'aggrave.

Il faut rendre à césar...

 

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Cricri est passée par là!

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Elle y est encore d'ailleurs!

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Une vue d'ensemble qui montre notre chantier d'un jour!

 

16:35 Écrit par alaro11 - dans Navigation | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | | Pin it! |

Avertissement

 Avertissement!

A celles et ceux qui viennent de découvrir ce blog, je les invite à lire tout d'abord la première partie de l'histoire, reprise sous:

"Acheter un bateau ou l'histoire de Paquita"

Cette suite organisée sous la forme d'un second blog a pour but de séparer l'histoire du bateau en chapitres distincts:

L'achat

le voyage de rapatriement

Les travaux effectués à flot

Qui sont repris dans le premier blog et les suivants qui concerneront les travaux effectués au sec.

C'est cette seconde partie qui commence ici avec le chapitre 1:

Sortie de l'eau et inspection de la coque.

15:12 Écrit par alaro11 - | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | | Pin it! |